Festival international de littérature, la Comédie du livre s’est déroulée pour la 27ème fois à Montpellier du 31 mai au 3 juin. Cette année, les auteurs britanniques furent à l’honneur.

Place aux livres ! Deux semaines après avoir célébré le titre de champion de France de football, un tout autre événement s’est tenu place de la Comédie à Montpellier entre le 31 mai et le 3 juin dernier. La Comédie du livre fut « créé à l’initiative des libraires indépendants qui voulaient organiser un salon annuel dans un espace public », explique Régis Penalva, chargé de la culture à la mairie de Montpellier. La municipalité avait mis à disposition la place de la Comédie, artère principale de la vie montpelliéraine. La manifestation était divisée en plusieurs stands (jeunesse, BD, littérature générale ou régionale...) où l’on pouvait venir voir son auteur favori et se faire dédicacer son livre. Objectif : promouvoir la lecture pour tout le monde.
Chaque année, un pays est choisi comme thème principal en fonction de l’actualité. Si le Royaume-Uni a été désigné en 2012, ce fut pour célébrer les 200 ans de Charles Dickens, les Jeux olympiques de Londres en juillet,le jubilé de la reine « et aussi parce que Chelsea a gagné la ligue des champions mais ça on ne pouvait pas le savoir ! » plaisante Régis Pénalva. Trente écrivains, penseurs et dessinateurs venus des îles britanniques ont répondu présent.
Sophie 25 ans, vient « tous les ans depuis le lycée. J’adore les livres, j’ai un Bac L quand même ! J’ai pu voir Bernard Werber plusieurs fois. Mais durant les conférences, les auteurs en profitent plus pour vendre leur livres plutôt que de parler du sujets... » Avant de conclure, « les animations pour inciter les jeunes à lire sont une bonne chose. » Charlotte, quant à elle, a trouvé « les thèmes sympa, mais pas forcément très développés ».
Objectif : promouvoir la lecture pour tout le monde
En effet, seul un stand était réquisitionné pour accueillir les auteurs britanniques, de quoi décevoir les lecteurs britannophiles. L’ambiance « so british » n’était pas toujours au rendez-vous : aucun drapeau de l’union jack qui flottait, ni de musique d’outre-manche diffusée, par exemple. Néanmoins, de nombreuses activités en lien avec le thème ont été organisées : « tea time » (des étudiants proposaient lectures et entretiens avec des écrivains), jeux de société britanniques (Cluedo, Othello...), conférences avec les auteurs, expositions, etc.
Ce festival reste surtout l’occasion de découvrir des auteurs peu connus du grand public. Pour Jane, une anglaise qui vit à Montpellier depuis quatre ans, la Comédie du livre lui a permis « de connaître Marina Lewycka une anglo-ukrainienne, qui écrit des romans très noirs et décalés ». Frédéric qui a travaillé dans la BD a pu lui aussi remarquer « une auteur féministe de 35 ans et un jeune Irlandais qui connait bien le milieu punk. Ils ont du vécu ces gens là ! » Avant de rajouter que « c’est mieux que d’inviter des stars qui sont là pour le show-business. »
Pour l’auteur britannique Nick Barlay, la Comédie du livre est un soutien important aux librairies indépendantes et s’est étonné « qu’en France vous ayez autant... Au Royaume-Uni, depuis la fin du prix unique, les grandes maisons d’éditions monopolisent le marché du livre ». Son compatriote Gabriel Josipovici a quant à lui « pu rencontrer des auteurs que je ne connaissais pas ». Avant de conclure qu’il s’est « bien amusé » dans un français parfait et sans accent !



